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Date de publication : [2015-03-02]

«Pas d’hypothèque pour moi, je paie cash !»

Acheter une maison sans contracter un prêt hypothécaire, vous pensez que c’est l’exception ? Les chiffres démontrent que c’est quand même plus fréquent que vous pouvez le croire..

En fait, environ 15 acheteurs sur 100 ont fait l’acquisition d’une propriété l’an dernier au Québec sans signer de prêt hypothécaire. En d’autres termes, les acheteurs paient «cash», ou, à tout le moins, en n’ayant recours qu’à un prêt personnel.

Selon les données compilées par la firme montréalaise JLR, spécialisée dans l’analyse des transactions immobilières, 17% des acquéreurs de propriété en 2014 ont conclu la transaction sans avoir recours à un prêteur hypothécaire. La proportion est un peu moindre (15%) pour les acheteurs de résidence unifamiliale.

L’âge relativement élevé de certains acheteurs de condos pourrait expliquer la situation. JLR souligne qu’au cours des cinq dernières années, 28% des acheteurs de copropriétés étaient âgés de plus de 60 ans, selon un sondage mené récemment par la firme Léger.

«Les personnes de plus de 60 ans cherchent souvent à réduire la taille de leur propriété et possèdent plus fréquemment une propriété libre d’hypothèques que les autres acheteurs.  Ainsi, ils ont de plus grandes probabilités d’acquérir leur nouvelle propriété sans financement hypothécaire», soutient JLR.

Moins de ventes… plus de concurrence

L’étude révèle que 249 000 prêts hypothécaires ont été accordés au Québec l’an dernier, en baisse de 5,6% par rapport à l’année précédente. Le marché est en baisse constante depuis 2010, et le nombre de prêts octroyés l’an dernier est le plus faible depuis 10 ans.

Si le Mouvement Desjardins et les grandes banques se partagent majoritairement le marché, de plus petits prêteurs se sont démarqués au cours des dernières années. Computershare Trust et First National détiennent au moins 1% du marché, tout comme la Banque Manuvie, Citi Financière et le Groupe Investors. Selon JLR, le recours plus fréquent aux courtiers hypothécaires explique possiblement l’expansion des plus petits joueurs.

Les ventes prévues de propriétés cette année demeurent faibles, si bien que les institutions financières devront se partager un marché encore relativement petit.

JLR estime ainsi que les institutions devront faire preuve d’ingéniosité, si elles veulent «grappiller quelques parts de marché à leurs concurrents».

À LUNDI PROCHAIN!


Source: http://argent.canoe.ca/